Adam Baldwin : On a tous un côté sombre

 In Ambassadors, Life is a Boot, Word of Foot

Il y a dans chacun de nous un côté sombre ; c’est de là que l’artiste de Dartmouth Adam Baldwin tire son inspiration. Son EP intitulé « No Rest of the Wicked » dépeint l’étrange relation qu’il entretient avec lui-même, un voyage musical qui raconte ses égarements et ses efforts pour maintenir le cap pendant que sa vie déraillait. Il s’agit d’un portrait cru et implacable de la vie telle qu’on la connaît. Adam ne déforme pas la réalité pour nous offrir une fin heureuse ; il nous invite plutôt à voir cette réalité en face pour mieux apprendre à vivre avec.

Pendant plus de quinze ans, Adam a peaufiné son talent en tant qu’artiste solo ou au cœur du groupe de Matt May. Après avoir foulé la scène avec les Blue Rodeo, July Talk et le groupe de Sam Roberts, Adam s’est créé une place enviable au sein de la communauté musicale canadienne. S’inspirant tout autant des rues mal fréquentées de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, que des sables lumineux de Lawrencetown Beach, Adam a développé, dans un style unique, l’art de composer avec les démons qui le hantent dans sa vie quotidienne.

Attiré par la musique dès son tout jeune âge, Adam avoue que celle-ci lui permet de fuir « la vraie vie », tout en établissant, de façon intangible, un contact privilégié avec les gens. « Le plus merveilleux là-dedans, c’est que quand je chante, que ce soit seul ou avec le groupe, je n’ai jamais l’impression de travailler », nous a confié Adam. Le contact qu’il établit avec le public pendant un spectacle lui procure une forme de paix — la sensation que tout va bien dans le monde et qu’il se retrouve exactement où il doit être.

« Mes enfants sont ma principale inspiration, ils sont la raison qui me pousse à travailler toujours plus fort sur ma musique », de poursuivre Adam. C’est pourquoi il continue de trimer dur, même s’il doit se payer de longues tournées qui l’éloignent de sa famille pendant des semaines et parfois des mois. « Ils me manquent terriblement », continue-t-il, bien conscient de la pression qu’il impose à sa conjointe. C’est d’ailleurs un sujet qui le tracasse constamment.

Son talent lui donne l’occasion d’exprimer, en mots et en musique, ses sentiments et son combat intérieur. Cet « échappatoire » représente pour Adam un véritable cadeau du ciel ; il dit d’ailleurs préférer les artistes qui n’ont pas peur d’ouvrir leur cœur et d’exprimer leurs sentiments. Mentionnant les noms de Bruce Springsteen, Tom Petty et Blue Rodeo — pour n’en nommer que quelques-uns — Adam s’intéresse plus aux chansons qui sortent des trippes, qui peuvent changer votre façon de voir les choses, ou qui confirment que vous n’êtes pas les seuls à ressentir ces tiraillements au fond de vous. Et c’est l’effet qu’il souhaite avoir sur son public. Qu’elles soient tristes ou joyeuses, c’est le genre d’émotions qu’il espère susciter chez les gens qui l’écoutent, en ajoutant que « ça me fait toujours un petit velours quand les gens me disent quand et où et pourquoi ils ont vibré sur une de mes chansons ».

La chanson-titre, « No Rest for the Wicked », se retrouve sur le Palmarès Blundstone Volume 4. Bien qu’elle ne propose pas de solution ou de fin joyeuse aux débats intérieurs d’Adam, elle permet un début de réflexion — et même une certaine forme d’espoir — face à l’avenir, aussi incertain soit-il. Écoutez « No Rest for the Wicked » d’Adam Baldwin et laissez votre âme planer dans un univers sonore à la fois authentique et inusité.

Joignez-vous à Adam chaque vendredi soir pour une diffusion YouTube en direct appelée « Adam Baldwin’s Cross-Country Chin Up ». Retrouvez ici les sept premières diffusions : https://www.youtube.com/channel/UC4bKDfpDmA2-R4HfPsVFBDw

 

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