Megan Nash : Celle qui cherche

 In Everywhere Life Takes Me, Life is a Boot

Megan Nash a grandi sur une ferme, non loin de Moose Jaw, en Saskatchewan. Pas de câble. Pas d’Internet.  « Alors j’écoutais à peu près n’importe quoi, rien de vraiment intéressant — mais quand t’as pas le choix… », raconte-t-elle.  On avait une station de radio country, et c’est là que j’ai entendu des artistes comme Patsy Cline, Loretta Lynn et Dolly Parton — des voix de femmes fortes. » Elle a aussi découvert d’autres chanteuses de caractère comme Stevie Nicks, k.d. lang et Neko Case.

Puis un soir, alors qu’elle avait seize ans, elle a vu deux de ses amies du secondaire qui jouaient dans un groupe punk à la salle communautaire. Ce fut le coup de foudre — et pour de bon.  Elle venait de trouver son rêve.

Aujourd’hui, elle le vit. Son jeu de guitare peut être musclé ou délicat, selon la chanson, tandis que sa voix puissante possède une gamme dynamique telle qu’elle peut évoquer diverses émotions en une seule ligne. Et elle est toujours à l’affût de nouvelles aventures, tant dans sa vie que dans sa carrière et ses voyages.

Megan croit que le fait de grandir sur une ferme l’a aidée à trouver un juste équilibre entre le travail et son style de vie, et qui s’accorde très bien avec son statut de musicienne indépendante. Et elle adore toujours le milieu rural ; elle a d’ailleurs déménagé ses pénates dans une petite ville de campagne il y a trois ans. (« J’aime l’atmosphère des prairies, me retrouver sous le vaste ciel. » dit-elle.)

Mais sa carrière en plein essor l’amène à voyager à travers le Canada et dans le monde, avec tout ce que ça comporte de nouvelles expériences. Après une série de concerts en solo au Luxembourg et en Allemagne, elle est retournée jouer avec un groupe complet en Saskatchewan, en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse.

« Le fait d’écrire et de chanter mes chansons me permet de partir en tournée. Je suis constamment sur la route, à explorer de nouveaux endroits, souligne Megan. Mes voyages me servent d’inspiration pour mes chansons. J’écris à propos de mes expériences de vie et de mes relations. »

Le nouvel album de Megan s’intitule « Seeker » (Celle qui cherche). Ce titre fait référence au mode de vie nomade de la musicienne, à sa perpétuelle quête de sens sur le plan spirituel et à ses constantes explorations de nouvelles contrées musicales. Cet album — son troisième, sans compter un EP —, marque la première fois où elle collabore avec un groupe. Elle a joué en tant qu’artiste invitée avec le groupe Bears in Hazenmore de Regina, dans un camp musical à Swift Current, en Saskatchewan, et elle a adoré ce qu’elle a entendu.  « Mon dernier album était minimaliste — voix et guitare seulement. Le groupe a choisi quelques chansons et ils ont créé leurs propres arrangements pour le concert. J’ai été époustouflée par ce qu’ils ont fait, et ça me semblait normal de poursuivre l’expérience. »

La collaboration a permis d’insuffler à ses chansons simples et personnelles une dimension sonore plus élaborée, plus vaste.  L’album est en fait plus « hédonique », note Megan, dans le sens où elle a pu faire exactement ce qu’elle voulait.  Elle aime être considérée comme une chanteuse/compositrice, parce que ça lui permet d’explorer n’importe quelle direction musicale de son choix.

Elle dit que ses Blundstone conviennent parfaitement à son goût de l’aventure. « Je porte des Blundstone sur la scène comme dans la vie de tous les jours, poursuit Megan. Cet été, je les ai portées du festival Folk on the Rocks de Yellowknife, T.-N.-O., jusqu’à la salle The Phog, à Windsor, en Ontario. J’en ai fait de la route avec ces bottes. »

Elle écrit aussi tout ce qui lui passe par la tête dans son journal, qui ne la quitte jamais. Le dernier « single » tiré de son album « Seeker » vient justement de cette habitude. « J’ai décidé de fouiller dans mes vieux journaux et la chanson “Bad Poetry” est tirée de ce que j’ai écrit en 2013, quand je traversais une mauvaise passe et que j’étais en colère. J’ai tenté de faire dire à celle que j’étais à 23 ans des choses qu’elle n’avait pas pu dire à ce moment-là. »

Si elle en avait l’occasion, elle dirait à la fille qu’elle a été de se préparer à travailler fort (« Je pense que j’étais assez naïve. Je n’avais aucune idée de l’effort que j’allais devoir y mettre. ») ; mais aussi de prendre bien soin d’elle. « Et assure-toi surtout de toujours noter toutes tes idées ! ».

Écoutez Megan Nash en accédant au Palmarès Blundstone 2017 !

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